Laissez-moi commencer ce billet par une courte histoire personnelle. Vous verrez que c’est très pertinent pour le coaching de la vie professionnelle.

Ce week-end, ma fille de douze ans a fait du vélo pour la première fois jusqu’au sommet du col de l’Arzelier. C’est mon col préféré en raison de sa proximité avec la maison, de la distance [12 km de montée avec 850 mètres de dénivelé positif] et de la variété des paysages. Inutile de dire que j’étais un papa fier de faire du vélo avec sa fille. Mais comment a-t-elle réalisé cela ?

Les conditions de départ

  • Elle est en bonne condition physique en étant simplement active comme la plupart des enfants ; ma fille ne fait pas de sport intensif dans un club.
  • Elle n’avait jamais fait beaucoup de dénivelé à vélo. Lorsque la route commence à grimper, les enfants abandonnent rapidement quand ils ressentent la pression dans ces jambes.
  • Depuis quelque temps, je disais que mon rêve était de faire du vélo avec les enfants jusqu’à ce col et, s’ils réussissaient, ils obtiendraient quelque chose de bien sans pourtant l’identifier.
  • Nous n’avions pas prévu à l’avance de faire une tentative ce jour-là. Cela a été décidé à la dernière minute car il faisait beau. C’était aussi une bonne opportunité pour faire quelque chose d’exceptionnel pendant les vacances d’été.

Comment ça s’est passé ?

Bien sûr, cela n’a pas été pas facile. Dès le premier kilomètre, elle se plaignait. Elle a pleuré trois fois avant d’atteindre le sommet (ne voulant pourtant pas désister). Elle s’est arrêtée cent fois pour se reposer, parfois au bout de 30 m.

Qu’est-ce qui a fait la différence ?

Les panneaux de signalisation au bord de la route indiquant combien de kilomètres restait jusqu’au sommet ont permis de couper l’effort en parties.

Par-dessus tout, ce qui a fait la différence, c’est ce qu’elle a pu trouver en elle-même, à la fois une force mentale et une force physique : son drive.

Je ne l’ai jamais forcée, je l’ai juste encouragée. Je lui ai donné la possibilité de s’arrêter à n’importe quel moment. Mais elle a eu cette grande motivation pour atteindre cet objectif (et peut-être pour obtenir une récompense non identifiée). Cependant, sans la présence de quelqu’un l’encourageant (un coach), il y avait une probabilité de 99% qu’elle aurait abandonné avant d’atteindre le sommet.

Le lien avec la vie professionnelle :

Pour ma fille, c’était presque improbable qu’elle atteigne le sommet. C’était beaucoup plus facile d’abandonner. Tout devait bien se passer. Bien que l’effort devait venir exclusivement d’elle-même, le coaching a certainement apporté un plus.

Les négociations contractuelles sont souvent comparables à monter un col à vélo dans les Alpes. J’ai participé à beaucoup de négos. Certains ont mis des années, dans des circonstances très difficiles avec une grande pression du Client, des changements fondamentaux au sein de l’entreprise pour laquelle je travaillais, de l’impatience de conclure, etc. S’éloigner aurait été facile (par exemple en changeant d’emploi), mais la motivation existait pour réussir.

En raison de la durée imprévisible pour conclure les négociations contractuelles, le recours excessif à une aide externe (tel qu’un conseiller juridique externe) peut entraîner une accumulation astronomique de coûts. J’ai vu cela se produire à plusieurs reprises. Les coûts, quand la durée est incertaine, sont beaucoup mieux contrôlés avec des ressources internes. Mais il est possible que ceux-ci manquent de l’expérience pour réussir. C’est là que le « contract coaching » prend tout son sens. Vos négociateurs internes doivent avoir l’assurance qu’ils peuvent tirer parti d’une poche d’expérience, d’encouragements, d’un guide qui a négocié la même chose auparavant. Il faut qu’ils croient fermement qu’ils peuvent également atteindre les objectifs.

Qu’est-ce que le « contract coaching » peut apporter à votre entreprise ?

Le « contract coaching » est un moyen flexible de fournir un soutien à votre équipe sur une longue période. Cela les développe. C’est de là que vient le titre (l’accent est volontairement mis sur VOUS). Dans l’exemple de la vie personnel, ma fille sait qu’ELLE l’a fait et, plus important encore, elle sait maintenant qu’elle peut le refaire (encore et encore). Elle a changé d’échelle de référence.

L’externalisation excessive de la gestion et de la négociation de votre contrat ne permettent pas au personnel de votre entreprise de se développer. Le « contract coaching » se fait généralement à un coût beaucoup plus faible, qui est même capitalisé en tant qu’investissement pour le futur.

Si vous avez à disposition un tel coach en interne, excellent pour vous ! Vous en ferez certainement profiter votre organisation. Mais, admettons-le, de tels coach internes sont rares. Les ressources internes diminuent et les personnes expérimentées sont souvent promues à des postes de direction.

Si vous pensez que le « contract coaching » est intéressant, vous pouvez écrire un commentaire ci-dessous ou nous contacter.


Jan Bouckaert

Jan Bouckaert a 25 ans d'expérience mondiale dans la négociation et l'exécution de projets complexes de construction, d'énergie renouvelable et d'infrastructures. Il est également spécialisé dans les domaines du Contract Management, de la gestion des risques et des modes alternatifs de règlement des litiges. Jan est le fondateur d'AfiTaC, une société de conseil en matière d'appels d'offres et de contrats internationaux. Au cours de sa carrière professionnelle, il a vécu en France, en Belgique, en Égypte, en Inde et au Portugal et a travaillé pour GE Renewable Energy, Alstom Hydro, Besix/Six Construct. Il détient un MSc en ingénierie civile de l'université de Louvain (Belgique) et un MBA de l'ISEG (Portugal). Soyez la/le bienvenu(e) pour établir une connexion sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/afitac/

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